dimanche 14 juillet 2019

du Léman à l'Oisans



Depuis Chamonix, je longe de plus ou moins loin la vallée de 

l’Arve jusqu’à sa confluence avec le Rhône.

A mi-parcours, pause-déjeuner à Cluses, dans un parc au milieu 

des immeubles. Un homme s’y allonge sur l’herbe pour une sieste 

après sa journée de travail. Jusqu’à Bonneville les usines de 

décolletage (construction de pièces pour l’industrie automobile 

notamment) sont légion. Elles ont beau se développer au pied du 

Mont Blanc, l’air qu’on y respire n’y est pas des plus purs.


Après Bonneville, la basse vallée, plus préservée, offre de petits 

arrêts fraîcheur au bord de lacs.





A Genève, nouvelle ambiance, nouveau décor. Une foule très 

urbaine se presse autour de la pointe sud du lac Léman, colonisant 

les plages herbeuses pour s’y détendre, donnant à cette petite 

métropole internationale des airs de villégiature permanente.

Je la quitte en passant devant le Palais des Nations, siège de 

l’ONU.


Genève ; départ de croisières sur le Léman

esplanade des Nations Unies



Avant d’entamer le tour du lac, je passe dans l’Ain, fais un crochet 

par Ferney, où Voltaire résida dans ce château durant les dernières 

années de sa vie, suffisamment loin de Versailles pour éviter 

d’éventuelles représailles de la monarchie absolue vieillissante.


Ferney-Voltaire



Le lac Léman, avec les Alpes en toile de fond, offre des points de 

vue sublimes. Côté suisse, les véloroutes 1 ou 46 qui en font le 

tour permettent soit de longer petits ports, plages et villas 

balnéaires, 








soit de prendre de la hauteur, et d’admirer, à Lavaux 

notamment, l’incroyable travail des hommes qui sur plusieurs 

siècles ont transformés des sols pentus et ingrats en terrasses 

viticoles, où on produit aujourd’hui un chasselas de qualité.








Au milieu de la rive nord, Lausanne a deux visages.

La vieille ville se gagne via un métro sur pneus à qui le pente ne 

fait pas peur.

Lausanne...





En redescendant le soir sur le rivage, les barbecues s’allument au 

milieu de parcs immenses, imbriqués tout autour des 

infrastructures olympiques. On y mange, joue, écoute de la 

musique … ambiance de farniente estivale.


Le château de Chillon marque la fin du Léman suisse.





Après avoir franchi le Rhône, j’entre à nouveau en Savoie, pour y 

terminer à Thonon-les-Bains le tour du lac, long de 180 kilomètres.


château de Ripaille

Thonon-les-Bains



Genève à nouveau, que je quitte cette fois-ci par le Rhône.


via rhôna ; un passage alambiqué !

le Rhône



La via rhôna me dépose à Massignieux, où je décide de traverser la 

montagne pour avoir un point de vue sur le lac du Bourget. La 

petite route qui monte sans ménagement jusqu’au petit village 

d'Ontex me laisse sans force en ce début de canicule. La fontaine 

est dûment appréciée !


lac du Bourget



Après la traversée de Chambéry uniquement par voies vertes, 

j’entre à nouveau en Maurienne par la vallée des Huiles et le col de 

Cucheron.


vallée des Huiles



L’épisode caniculaire y est à son apogée. Je me pose dans un 

camping au pied du col de la Madeleine, et vais chercher l’après-

midi une relative fraîcheur.


Montalmont


lac du Loup

col de la Madeleine depuis la piste des alpages



Lors d’une grosse étape de 190 kilomètres, avec un vélo au 

minimum de son chargement, je revisite certains hauts cols entre 

Maurienne et Oisans : le Télégraphe, le Galibier, puis retour par la 

Croix de Fer ; un peu plus de 4000 mètres de dénivelé, du lever du 

jour au coucher du soleil.


La Grave

vallée de l'Arvan



Je quitte finalement la vallée de l’Arc, et gagne celle de la 

Romanche par le col du Glandon. A moins de 2000 mètres 

d’altitude, ce col n’est pas une sinécure. Les trois derniers 

kilomètres notamment, à plus de 10 %, me font quasiment faire du 

surplace, avec le vélo cette fois-ci en mode poids lourd. Mais 

comme à 3km/h j’arrive encore à tenir sur le vélo, c’est à midi bien 

sonné que j’atteins en sueur le sommet.


La Pierre ; à mi-parcours

col du Glandon



Il ne me reste plus qu’à descendre jusqu’à Allemont, où je me pose 

une grosse semaine, avant d’aller retrouver à Serre Chevalier le 

chemin du travail.




En contrebas du lac de barrage de Vernay, Allemont est ma base 

de départ pour visiter l’Oisans


Allemont ; camp de base

Une randonnée au dénivelé très abrupt permet de gagner à pied le 

lac de Belledonne, dominé par le Grand Pic éponyme



rhododendrons et Pic de Belledonne




De l’autre côté de la vallée de l’Eau d’Olle, le col du Sabot, situé 

au dessus de Vaujany, est atteint à vélo grâce à une belle petite 

route d’alpage


col du Sabot

Depuis Allemont, on peut aussi rejoindre l’Alpe d’Huez en passant 

par le village d’altitude de Villard-Reculas



vallée de la Romanche

Villard-Reculas

Bourg d'Oisans

virages de l'Alpe d'Huez


Au dessus de Bourg-d’Oisans, la basse vallée de la Bérarde donne 

accès au lac de Lauvitel, un des plus grands de la région ; les 

pieds dans l’eau pendant la pause de midi, de tous petits poissons 

viennent me délester de petites peaux situés autour des orteils : 

très chatouillant !


lac de Lauvitel







en quittant l'Oisans...



barrage de Chambon

passage du Lautaret

vallée de Serre-Chevallier


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