mercredi 19 juin 2019

du Queyras au Mont Blanc


En contournant par le bas le lac de Serre-Ponçon, je passe au pied 

du plus grand barrage en terre d’Europe, qui a nécessité en 

remblais six fois le volume de la Pyramide de Kheops.





Guillestre commande l’entrée du Queyras. Je m’y pose une 

semaine, et y randonne depuis ma base.


En remontant à vélo toute la vallée du Guil, j’arrive au pied du 

Mont Viso (3841m). Les huit derniers kilomètres sur une piste 

défoncée aux forts pourcentages permet de croiser chevreuils, 

marmottes ou chèvres sauvages.


Château-Queyras

haute vallée du Guil





Au Grand Belvédère, à plus de 2000m, le Viso en mode hiver se 

cache derrière les nuages ; la photo sur le présentoir le reconstitue 

en parure estivale.


Mont Viso en mode été...



... et tel que je l'ai vu



Autour de Guillestre, les randos à pied ne manquent pas.


Ceillac...

... et le lac Miroir encore gelé

fleurs et Ecrins...

... au pied du col de Lauzet



Ma préférée fut celle du Val d’Escreins. Une boucle depuis le 

refuge de Basse Rua mène sur un chemin de crête avec vue 

sublime sur Vars ou les Ecrins.


Val d'Escreins

chemin de crête...





Et au retour, ce chamois qui gardait bien ses distances fut l’ultime 

récompense.









Depuis Guillestre, je gagne à vélo Ailefroide, au pied de la Barre 

des Ecrins, et m’arrête à l’immense camping municipal très nature.





Nouvelles randos à pied : la vallée de Celse Nière le matin, avec 

cette petite famille de chamois qui disparaît tranquillement dans 

les éboulis,








puis une montée jusqu’au pied du Glacier Blanc après midi, qui 

depuis plusieurs années ne cesse de perdre de son épaisseur.





Autour de Briançon, la vallée de la Cerveyrette est sublime. On 

traverse à 1800m d’altitude une tourbière, avant d’arriver au 

Refuge des Fonds au pied de la montagne.









De l’autre côté de la ville, la vallée de la Clarée est tout aussi belle. 

Passé Névache, la route se rétrécit en prenant subitement de 

l’altitude et me dépose au camping municipal de Fontcouverte.


vallée de la Clarée

cascade de Fontcouverte



Je ne verrai aucun employé : douches froides et ravitaillement 

serré donc pour aller randonner autour des lacs encore pris dans les 

névés. Superbe.


col du Chardonnet

lac de Laramont



En redescendant, je m’arrête à Val-des-Prés, où loge en collocation 

Kevin. Il y prépare son concours d’entrée à la formation 

d’accompagnateur en montagne.

Moi qui suis confronté en ce début d’été à la neige, il me décrit la 

façon de glisser sur le dos sur un névé pentu et la technique pour 

arrêter la descente ; je crois que je vais plutôt essayer d’éviter de 

tomber !


bienvenue au Gîte ; merci à Kevin pour l'accueil




Avec un peu de retard, le col du Galibier est juste ouvert. Je 

connais bien cette ascension, et profite d’un samedi ensoleillé pour 

le franchir.


Galibier : vue sur la Savoie



De l’autre côté, je suis accueilli dans la vallée de l’Arc par 

l’orage : trois jours de pluie et de grisaille me stoppent au camping 

municipal de Modane. Là encore, personne pour recevoir les 

campeurs. J’y croise Nicolas qui s’y repose aussi après avoir fait 

de belles escapades natures dans la partie sud de la Vanoise.


vallée de l'Arc : Le Freney



La gare de Modane, porte d’entrée vers l’Italie via le tunnel de 

Fréjus, a longtemps été la plus grande d’Europe.







Le tunnel de 12 kilomètres creusé sous la montagne a été réalisé en 

1870 et a permis le développement industriel de la vallée de l’Arc. 

Modane a été la troisième ville de France a obtenir l’électricité. Il 

est difficile d’imaginer aujourd’hui l’agitation trépignante qui y 

régnait à la Belle Epoque.


pianos mécaniques ; les DJ de la Belle Epoque

on venait de toute la vallée danser à Modane



Il y a une curiosité que l’on ne peut rater, c’est la maison penchée. 

Les Allemands, en voulant détruire le tunnel avant de quitter la 

Savoie en 1944, ont fait exploser deux wagons remplis d’explosifs. 

Le blockaus qui commandait l’entrée du tunnel a juste volé dans 

l’air … et est retombé intact une dizaine de mètres plus loin en 

restant dans la position dans laquelle on la voit aujourd’hui.

Juste étonnant.






Le col de l’Iseran, à plus de 2700m d’alt. , ne se franchit en ce 

début de juin que le matin. Je gagne le village de Bonneval sur Arc 

et bivouaque avec vue sur les premières rampes.


vallée de la Haute Maurienne


Bonneval/Arc ; au pied de l'Iseran





Avant Bonneval, je croise la route de Jacob, avec son vélo couché 

made in Switzerland. La position, plus assise, est également très 

confortable, et le contrôle de la machine demande aussi un peu 

d’expérience.





Une rencontre sympa avant d’entamer à l’aube les 13 kilomètres 

du col.


Les pourcentages sont parfois sévères, mais il y a plusieurs replats 

qui permettent de reprendre son souffle. C’est au final une belle 

ascension, sous un soleil radieux.


Bonneval, du haut des premières rampes

col de l'Iseran

dans la descente, Val d'Isère



Je poursuis l’après-midi cette belle étape de grimpette par le col du 

Petit Saint-Bernard, où une belle descente en soirée me conduit 

tout schuss à Aoste.


col du Petit Saint-Bernard ; en route vers l'Italie

Val d'Aoste ... Saint-Pierre

Sarre



Plus de 2000 mètres de dénivelé, une pointe à 70 km/h dans la 

descente vers Val d’Isère, plus de dix heures de selle fauteuil : que 

la montagne est belle !


Aoste, avec ses vestiges romains de l’époque d’Auguste, est une 

vraie ville italienne.


Arc d'Auguste, symbole de la ville

pont romain

collégiale Saint-Ours ; période médiévale



L’époque médiévale a également marqué la ville de son empreinte, 

et en montant en après-midi vers Etroubles, je suis sur la trace 

d’une route millénaire, la via Francigena.


Depuis Etroubles, le haut col du Grand Saint-Bernard est la porte 

d’entrée vers la Suisse.


Etroubles

col du Grand Saint-Bernard ; lac encore gelé à 2500m d'alt



L’entrée dans la vallée d’Entremont se fait par une route couverte 

où je file à plus de 60 à l’heure ; j’arrive vite dans la vallée du 

Rhône, et entame le retour vers la Savoie par une petite route 

viticole surplombant Martigny.


route viticole dominant la vallée du Rhône



Pourcentages sévères (11 à 12%) sous un soleil de plomb : de 

bonnes suées pour un vrai itinéraire de baroud.


A l’entame du col de la Forclaz, le temps change subitement. 

Tonnerre et douches de pluie pendant trois quarts d’heure, avec 

vent tempétueux : je stoppe net sur le bord de la route, sans abris, 

avec une seule chose à faire en cette circonstance … laisser passer 

l’orage.

Au vue des dégâts relatés par le journal du lendemain dans la 

Drôme et l’Isère, j’ai été plutôt épargné !


Défilé de la Tête Noire, juste après le col de Forclaz



Après la pluie le beau temps. J’arrive à Chamonix sous un soleil 

radieux, où je profite pendant deux jours des itinéraires de vtt de la 

vallée de l’Arve, que j’arrive à plutôt bien négocier avec le vélo 

couché, même si les passages trop techniques se font à pied en 

poussant ma monture.







Dans un camping situé au pied du glacier des Bossons, je profite 

au soir du coucher de soleil qui teinte l’Aiguille du Midi et le Mont 

Blanc de couleurs sublimes. Je clos cet itinéraire de grands cols 

alpins de bien belle manière.






le soleil disparaît ; le Mont redevient blanc










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