samedi 5 janvier 2019

villes flamandes



La traversée en bus de la France me conduit en une journée à 

Brugge (Bruges). Le centre-ville de la petite cité médiévale n’est 

pas très grand, et se parcourt aisément à pied. J’en fais mon pied à 

terre pour ces quatre jours en terres flamandes.


Depuis l’arrêt de car, je remonte du sud vers le nord les points 

d’intérêt jusqu’à l’auberge de jeunesse.


Les cygnes se prêtent sans broncher à la photo carte postale.





Ils gardent l’entrée du béguinage de la Vigne.

Ces maisonnettes regroupées à l’écart de la ville autour d’une 

église servaient de logement commun aux femmes dont les maris 

partaient en croisade. Elles sont spécifiques aux anciens Pays-Bas 

et proliférèrent au XIIIème siècle.






Passé l’hôpital St-Jean, les petites ruelles me mènent déjà au 

Markt, la place principale, très animée autour des petites cabanes 

du marché de Noël. L’immense beffroi situé au dessus des halles 

couvertes constitue un excellent point de repère.


quartier Saint-Jean

le Markt




A deux pas, la place du Burg n’est pas moins prestigieuse, cernée 

par l’hôtel de ville, la basilique du Saint-Sang et le palais du Franc 

de Bruges.


le Burg



La promenade en bateau est très prisée, et permet d’appréhender 

via les canaux tout le passé de la Bruges hanséatique.





Passée la tour de Jérusalem, le Moulin Koelewei donne un point 

de vue sur tous les « clochers » de la ville.

Mon logement est à deux pas.


chapelle de Jérusalem








Le deuxième jour, c’est en train que je gagne Gent (Gand) en 

moins d’une demi-heure.


L’abbaye Saint-Pierre, au sud de la ville, jouxte un bâtiment 

universitaire ; la grande place, complètement vide, dénote avec les 

touristiques ruelles brugeoises.


quartier de la gare

Saint-Pierre



Plus au nord, la bibliothèque moderne De Krook est en cours 

d’achèvement.





Le château de Gérard le Diable marque l’entrée dans 

l’hypercentre…





… cathédrale Saint-Bavon, et son retable réalisé par les frères Van 

Eyck…





… le beffroi…





… les façades remarquables des maisons gantoises le long de la 

Lys 






… le château des Comtes





Gand offre plus de variété urbanistique que Bruges, que ce soit 

autour de la place du Vendredi, et de sa maison du peuple …





… du port de plaisance …






… ou du béguinage Notre-Dame-ter-Hoyen






Je fais une dernière visite du centre de nuit avant de me replier 

vers la gare.










Le troisième jour, la visite d’Ostende prend moins de temps que 

celle de Gand ; les curiosités sont ramassées autour du port et de la 

plage …





… l’estacade …





… l’étonnante église Sts-Pierre-et-Paul de 1907 au style 

néogothique …





… le « Mercator », ancien navire-école …





… les villas Belle-Epoque …





… les Galeries royales







Le dernier jour est consacré à Antwerpen (Anvers), la capitale des 

Flandres, à 1h30 de train de Bruges.


L’architecture de la gare centrale en impose.





Après un passage par le quartier des diamantaires, où le plus pur 

des minéraux est taillé depuis la fin du XVème siècle, la très 

commerçante avenue du Meir me mène directement au centre-ville.

Les vieux trams passent au pied du Boerentoren, le premier gratte-

ciel d’Europe (1931).



Boerentoren

jardin botanique



Autour de la Grote Markt, dominée par la cathédrale Notre-Dame, 

les maisons aux façades vitrées surmontées de statues ne manquent 

pas de grandeur.






Plus loin, la maison des Bouchers aux murs de brique rouge rayés 

de grès blanc en impose.





A deux pas, l’Escaut rappelle la vocation maritime d’Anvers, un 

des plus grands ports du monde ; la mer du Nord est malgré tout 

atteinte après plus de 80 km de navigation.






Je me rends avant de quitter la ville au musée Plantin-Moretus, 

situé dans la maison de Christophe Plantin, cet imprimeur 

tourangeau venu faire fortune à Anvers en 1546.






Indispensable visite pour qui veut avoir un aperçu de la vie 

intellectuelle aux Pays-Bas espagnols aux XVI et XVIIèmes siècles.



Avant de reprendre le train, le zoo, situé à côté de la gare, est 

illuminé pendant les fêtes aux couleurs de la Chine.







Je clos ainsi en beauté ma visite de ces villes flamandes.

jeudi 2 août 2018

retour par les champs non élyséens


Je quitte le pays basque sous la pluie, alors que le contre-la-montre 

se joue dans l’après-midi.




l'Adour



La vingt-et-unième et dernière étape se joue pour moi en quatre 

jours, avec une pause culturelle aux grottes de Lascaux.







Pas de Champs-Elysées, mais les belles demi-routes des Landes, 

du Lot-et-Garonne, de Dordogne et des Charentes.


voie verte de Chalosse

Labastide d'Armagnac

Gontaud de Nogaret

Beaumont du Périgord


Jonzac

Charentes...



une église romane parmi d'autres




C’est étrange de ne plus être sur la route du Tour, de ne plus voir 

les panneaux jaunes qui annoncent la fermeture prochaine de la 

route, de ne plus avoir à terminer l’étape avant la nuit, de ne plus 

sentir l’arrivée des coureurs que la pression croissante des suiveurs 

annonce.


Ma course se termine à Rochefort, après un contre-la-montre d’un 

mois d’un peu plus de 4500 kilomètres, soit en moyenne 

150km/jour.

Les étapes furent parfois longues, et avec le poids des bagages, la 

montagne m’aura donné de belles suées.


J’ai cependant gardé mon rythme de cyclo-voyageur : ne pas se 

mettre dans le rouge, et être toujours capable le soir de faire trente 

ou cinquante kilomètres de plus si besoin.


Malgré mes deux précédents tours de France, j’ai encore découvert 

des paysages que je ne connaissais pas ; il me reste toujours de la 

route à faire ! ...