vendredi 6 avril 2018

plein nord


La traversée des Ardennes est soumise aux caprices de la météo.

Ardennes

Meuse


Sedan, autour de son immense château fort, sous le soleil.




Charleville-Mézières et sa célèbre place ducale sous la pluie et le froid.

place ducale



musée Rimbaud


Le vent de face se rajoute à la pluie jusqu’à mon entrée en Picardie, que je traverse au sec après un bivouac au bord du canal des Ardennes.

canal des Ardennes


gravats de couleur


Cette région très agricole ponctuée par les énormes silos laisse la place à une agréable forêt au sud de Laon, où l’abbaye de Vauclair, trop proche du Chemin des Dames, a été détruite lors de la guerre 14-18.

abbaye de Vauclair
salle du chapitre
jardin médicinal


La préfecture de l’Aisne se voit de loin. Je fais une visite éclair de la place forte, et profite du vent favorable pour gagner Guise en soirée, et la voie verte qui longe l’Oise.

Laon

porte des Chenizelles

cathédrale Notre-Dame

chateau fort des ducs de Guise


On y trouve de belles églises fortifiées, comme celle de Wimy, très originale, avec ses cheminées monumentales, ou son puits dans l’une des tours.





C’est par un nouvel axe vert, celui de l’Avesnois, que j’entre dans le nord. La nature est ici reine, et les arbres se fichent bien des sentiers tracés pour les promeneurs.




Sorle-le-château


A partir de Maubeuge, j’entame un parcours très urbanisé, où j’arrive, avec peine cependant, à trouver quelques endroits isolés pour planter la tente.



Maubeuge

Valenciennes...


Lille...



Après avoir quitté Lille, c’est à un peu plus de 100 mètres d’altitude, dans les sous-bois du Mont Noir, que je finis par crapahuter pour trouver un refuge à l’abri de ce plat pays.

Deule

Mont des Cats

Steenvoorde


Au bout de ces lignes droites venteuses, la mer du Nord est presque en vue.

Je passe Bergues d’abord, où l’abbaye Saint-Winoc a été détruite à la Révolution. Seules deux tours ont été conservées, donnant au site une curieuse configuration ; on croirait presque qu’un géant est venu déboîter le clocher d’une chapelle pour le poser à côté.




Puis j’arrive à Dunkerque, accueilli par la statue de Jean Bart et les beffrois.





Mais il me faut encore attendre pour vraiment voir la mer ; la zone portuaire et industrielle se prolonge jusqu’à Gravelines, et j’ai parfois la sensation désagréable de voyager en plein Mordor.



Gravelines ; cité Vauban entourée par l'eau




Après Calais,


Yvonne De Gaulle y est née



la montée vers le Cap Blanc-Nez se fait avec du vent pleine poire. Je fais le plein d’embruns et de paysages côtiers sublimes, avec en vue les côtes anglaises, distantes de seulement quarante kilomètres.

Cap Blanc-Nez

vue sur Sangatte

balai des ferries pour l'Angleterre

site des deux Caps



Cette côte est loin d’être plate, à l’image de Boulogne/Mer et de sa ville fortifiée, qui demande quelques efforts supplémentaires pour la visite.




Dans cet itinéraire plein nord qui m’emmène jusqu’à la baie de Somme, je multiplie les étapes de plus de cent kilomètres, malgré le vent contraire.
Je m’enivre presque de ce nouveau rythme, tellement les conditions hivernales parfois rudes m’ont freiné dans ma traversée du pays ces cinq derniers mois.

Le Touquet

chevaux de Henson

baie de Somme

château de Long


Je file sans doute un peu trop vite dans ces Hauts de France où je cyclote pour la première fois ; ça sera toujours un prétexte pour y revenir !

La remontée de la Somme conduit jusqu’au pied de la cathédrale d’Amiens, miraculeusement épargnée lors de la terrible bataille de la Somme.




Les hortillonnages sont une particularité de la ville : des jardins entourés d’eau que les propriétaires bichonnent avec soin.





Alors que je m’apprête à quitter Amiens, Aude m’interpelle :
- Je m’occupe d’une maison dont le propriétaire, un ami, m’a laissé la garde pendant son voyage en Amérique du sud ; ça te dit un logement gratuit pour la nuit ?
- Euh … pourquoi pas ?



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