Samedi soir, le Centre socio-culturel du Val d'Ornay me fait l'amitié de m'accueillir pour que je présente l'itinéraire de mon futur voyage.
A la fin, Laurent me remet un chèque de 300€ de la part des habitants du quartier pour me donner un coup de pouce pour cette aventure.
Encore merci à tous !
jeudi 11 juillet 2013
dimanche 16 juin 2013
virée bretonne (2)
Mercredi
St-Malo
itinéraire de cette virée bretonne
Pas d'autre activité
aujourd'hui que la visite de la ville des marins (Jacques Cartier) et
des corsaires (Robert Surcouf).
St-Malo est une des rares villes
de France où les remparts sont conservés, contrairement aux
bâtiments intra-muros complètement dévastés après la guerre de
1939-45.
La cathédrale du 12ème siècle,
qui épouse la pente du rocher, a notamment vu son clocher pourvu
d'une flèche en granit ; l'autel contemporain en bronze vaut la
visite.
Le donjon du château est occupé
par le musée de la ville : plusieurs salles évoquent la vie de
ses habitants, illustres ou non ; intéressant.
Accessible à marée basse, le
fort national fut construit par Vauban, ainsi que le fort du Petit
Bé, situé plus au large.
fort national
îlots des Bé
St-Malo c'est aussi la ville de
Chateaubriand, qui y est né
maison natale de Chateaubriand (à droite)
et qui y est enterré. C'est
Chateaubriand lui-même qui demanda à être enterré sur l'ilôt du
Grand Bé. Il lui fallut 10 ans avant que sa requête fût acceptée.
Jeudi
St-Malo
– forêt de Brocéliande (110,5 km)
Je longe la baie du Mont
St-Michel avant de tourner plein sud vers Dol de Bretagne.
Dol-de-Bretagne
A la sortie de Dol, le menhir de
Champ-Dolent dresse sa silhouette pointue vers le ciel. Les dolmens
servaient de tombeaux, mais les menhirs sont plus mystérieux.
Selon la légende, celui-ci
serait sorti de terre pour séparer les armées de deux frères se
livrant un combat sanglant.
Avec plus de 9 mètres de haut, c'est en
tout cas le plus élevé de Bretagne.
Je poursuis vers Combourg où je
retrouve la piste de Chateaubriand ; il y a vécu quelque temps
avec sa sœur Lucile dans le manoir acheté par son père. Il y
trompait l'ennui en aiguisant son imagination au bord de l'étang,
dont quelques panneaux rappellent aujourd'hui quelques unes de ses
citations
« Ce fut dans une de ces
promenades que Lucile m'entendant un jour lui parler avec ravissement
de la solitude, me dit : tu devrais peindre tout cela. Ce mot
est mon histoire. »
manoir de Combourg
Bécherel, à 20 kilomètres,
est la cité du livre. Je fais deux librairies sans trouver les
Mémoires d'Outre Tombe. Tant pis. Un Eco et un Quéffelec feront
l'affaire.
Il ne me reste plus qu'à
rejoindre la forêt de Paimpont, ou de Brocéliande, où je plante la
tente à proximité de la fontaine de Jouvence et la tombe de Merlin
l'Enchanteur.
fontaine de Jouvence
tombe de Merlin
Vendredi
forêt
de Brocéliande - Pénestin (124,5 km)
De Paimpont je gagne Mauron,
d'où commence une voie verte entièrement goudronnée de plus de 50
kilomètres jusqu'à Questembert.
Questembert, halles du 16 ème siècle
30 kilomètres de plus par les
petites routes de campagne et je retrouve la Vilaine, mais à son
embouchure cette fois-ci.
Le barrage d'Arzal, construit en
1970, permet de la franchir. C'est un des rares barrages d'estuaire
au monde. Contrairement à la Rance, il ne produit pas d'électricité,
mais sert de réserve d'eau potable pour la presqu'île de Guérande.
Je gagne le petit port
tranquille de Tréhiguier et me réfugie un peu plus loin dans une
anse abritée de l'estuaire pour passer la nuit à proximité de
Pénestin.
port de Tréhiguier
aigrette
Samedi
Pénestin –
canal de la Martinière (89 km)
Je
me laisse porter par le vent d'ouest pour cette étape.
Pointe
de Pen-Bé venteuse idéale pour le kitesurf
Guérande
et sa cité médiévale
La
Baule et ses plages d'immeubles
Saint-Nazaire
où Hergé fit démarrer les 7 Boules de Cristal
L'ascension
du pont de Saint-Nazaire s'avère délicate ; j'avance
prudemment en tenant fermement le guidon pour éviter de me faire
chahuter par les rafales de vent assez traitres au sommet de
l'ouvrage. Pas le temps d'apprécier le paysage !
Poussé
à nouveau le long de la Loire : Paimboeuf, puis le canal de la
Martinière où je campe à côté des pêcheurs.
Paimboeuf : phare et raffinerie de Donges en face
canal de la Martinière
Dimanche
canal de la
Martinière – Nantes (39 km)
Journée
de vélo tranquille aujourd'hui, sous le soleil, le long de la Loire,
que je franchis à l'aide du bac du Pellerin, pour gagner Nantes et
la rive droite du fleuve.
La Loire insolite...
mercredi 12 juin 2013
virée bretonne (1)
Dimanche
Nantes
– Betton (150 km)
Départ de Nantes, avec la ferme
intention de rejoindre Rennes en début d'après-midi.
Quelques provisions achetées au
marché de Talensac, et je file vers le nord par les petites routes :
Notre-Dame des Landes et son refus de l'aéroport ; Blain où je
coupe le canal de Nantes à Brest ; puis la Vilaine à Beslé
que je remonte rive droite.
mairie de Blain
De magnifiques encaissements
autour de Corbinières.
J'ai beau m'escrimer sur le plat
chemin de halage, je n'arriverai pas à temps à Rennes, où m'attend
Sté pour poursuivre avec moi vers Dinan, mais à qui je bousillerai
l'après-midi à cause de ma mauvaise évaluation de la distance et
de mon manque d'entraînement. Encore désolé !
J'ai eu beau couper à St
Senoux : je n'ai trouvé que des côtes à 12% et une course
cycliste à Guichen qui m'a obligé à attendre sur le côté le
passage des bolides.
Sté me remplit quand même mes
bidons, et je poursuis en soirée sur le canal de l'Ille à Rance
pour trouver un bivouac avant Betton.
Lundi
Betton
– Dinard (112,5 km)
Le canal de l'Ille à Rance à
des faux airs du canal de Nantes à Brest, en plus court. Construit
au début du 19ème siècle, il est aujourd'hui utilisé pour la
plaisance. Les maisons des éclusiers sont pour la plupart
remarquables, et la balade est vraiment agréable.
Léhon est estampillée petite
cité de caractère, et la visite vaut le détour autour de son
abbaye préservée mais maints fois reconstruite et son château
médiéval complètement en ruines.
Je passe au pied de Dinan (pour
l'avoir déjà visitée) en longeant son port et gagne Dinard par une
ancienne voie ferrée dédiée aux cyclistes et joggeurs.
Je flâne un peu autour des
maisons à étages et de la plage tout en ayant des vues sur St Malo
de l'autre côté de l'estuaire, puis file bivouaquer à l'écart de
la ville en contre haut de la mer.
plage de Dinard
Mardi
Dinard
– Cancale – St-Malo (69,5 km)
Je traverse l'estuaire sur la 4
voies passant sur le barrage de La Rance, véritable prouesse
technologique des années 1960, inauguré par le Général de Gaule
himself.
Les turbines, utilisées deux
fois, à marée montante et descendante, permettent de produire
autant d'électricité dont à besoin une ville de la taille de
Rennes.
barrage de la Rance
Mauvais temps annoncé ces deux
jours. Je laisse le matériel au camping le plus proche de St-Malo et
fait une petite boucle en light autour de Cancale, d'où j'aperçois tout au bout de la baie le célèbre Mont.
baie du Mont St-Michel
Je rejoins St-Malo par la route
côtière qui ménage de belles vues sur la côte escarpée.
mardi 28 mai 2013
choix de la tente
Après le vélo, le deuxième
élément important pour un cyclo-voyage est le choix de la maison.
J'ai retenu quelques spécificités
que je voulais pour ma future tente :
l'autoportance, à savoir la
possibilité de monter la chambre interne sans besoin de la fixer au
sol avec les sardines, ce qui permet de l'utiliser malgré un sol
trop meuble (genre désert) ou trop dur (genre camping italien de la
cote génoise)
une bonne hauteur pour se tenir
assis sans avoir à pencher la tête, et des absides relativement
grandes pour y entreposer les sacoches
une bonne tenue au vent, voir au
très grand vent
J'ai pensé à la « Hubba
Hubba » de chez MSR, très utilisée dans les voyages
itinérants, et à un prix assez abordable, mais qui semble un peu
légère pour une utilisation 3 saisons.
J'ai éliminé les tentes de
marque scandinave, qui répondaient à mes critères, mais un peu
chères.
J'ai choisi la « Gemini »
de chez Exped, marque suisse assez jeune, qui répond dans l'ensemble
au cahier des charges.
Seul désavantage pour
l'instant, la « Gemini » est sortie en 2012 : les
retours d'utilisation sur forum sont donc quasi inexistants.
vendredi 5 avril 2013
réchaud à bois artisanal
Sur les conseils de Guillaume Miot, je fabrique un petit réchaud
artisanal à l'aide d'une boîte de conserve de 1 kg.
Je m'inspire de ce qui se fait sur le web pour façonner mon réchaud,
avec des ouvertures en haut et en bas pour faciliter la ventilation
du foyer et l'extraction des fumées.
J'élargis ensuite les trous avec une mèche plus grosse, et créée
une ouverture pour l'alimentation du petit bois.
Je perce aussi le fond de la boîte pour l'évacuation des cendres.
Bien que perfectible, le résultat est plutôt probant.
Un truc efficace pour le démarrage du feu : les pommes de pin ou
l'écorce de bouleau.
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