lundi 13 juin 2016

plein ouest, vers le couchant

Saint-Jean-de-Maurienne est la première ville étape de Savoie ; l'architecture couvre plusieurs époques.


l'ancien palais


une villa quasi "barcelonnette"
 
vingt-et-unième siècle

ville du Tour de France




Les grands cols étant ici encore fermés (l'Iseran, la Madeleine, la Colombière) j'emprunte le cours des vallées.



A celle de l'Arc quelque peu industrielle





succède celle de l'Isère plus agricole





La route s'élève après Ugine et traverse des villages-rues jusqu'à Megève, qui sont autant de points de départs pour les pistes de ski qui arpentent les pentes du massif du Mont Blanc.

Ugine

Megève




Puis vient la vallée de l'Arve que je remonte jusqu'à Chamonix.


Saint-Gervais-les-Bains





Le temps, comme un peu partout en France d'ailleurs, est à la pluie d'orage : Aiguilles du Midi, Grandes Jorasses et Mont Blanc resteront invisibles durant tout mon séjour.

Chamonix...




Le petit train électrique, gratuit pour les résidents, permet d'aller jusqu'à la ville suisse de Martigny ; les quelques touristes japonais qui l'empruntent resteront eux aussi dans le brouillard. 



Et après la pluie … la pluie. Ma traversée de la France d'est en ouest devient rapidement une quête, celle de trouver un peu de soleil.



Ça commence plutôt bien sur les voies vertes de Haute-Savoie.



La Roche/Foron


Mais passé le Rhône, ça se gâte. 


J'arrive à Bourg-en-Bresse rincé, et il me faudra bien le sourire de Jocelyne pour me sécher un peu avant d'affronter la grisaille dans le Centre du pays.

Jocelyne, Bourg-en-Bresse


église romane de Saint-Maurice en Chateauneuf
voie verte longeant la Loire

pont-canal traversant la Loire à Digoin
Moulins : palais d'Anne de Beaujeu

l'Allier amorce sa décrue
Souvigny : bel ensemble clunisien

Montluçon...

... un petit air médiéval
voie verte du canal du Berry



C'est paradoxalement sur les petites routes du Cher et de l'Indre que la lumière revient, certes un peu timidement, alors que ces deux départements ont été les plus touchés par les inondations du mois de mai.


la brume au château d'Ainay-le-Vieil annonce le retour du soleil
château de Lignières
vallée de la Bouzanne
passage de la Creuse à Saint-Gaultier

pas encore entretenue, la voie verte qui traverse la Brenne est pour le coup bien verte



L'avant-dernière étape dans le Poitou se termine au soir par un coucher de soleil sur la campagne juste chaude ; il était temps avant d'arriver à destination de goûter, enfin, au spectacle toujours changeant du ciel crépusculaire de l'ouest rougissant.

au bout de la voie verte, l'ancienne gare de Le Blanc

Saint-Pierre de Maillé
la Vienne à Châtellerault
dans la "pampa" céréalière poitevine

vallée du Thouet : château de Saint Loup







dernière étape, Vendée...

La Rousselière

véloroute, bien verte elle aussi




jeudi 26 mai 2016

traversée des Alpes du Sud par les grands cols



Je quitte Draguignan en coupant plein nord les itinéraires déjà
pris auparavant, comme le plateau de Cajuers, Comps ou 
Castellane.

Cajuers

Comps

gorges du Verdon depuis Castellane
 
lac de Castillon

Au lac de Castillon je croise la route de Hwang, sud-coréen 
qui a démarré son voyage en Europe à Madrid et qu’il 
terminera à Helsinki ; après c’est à bord du Transibérien 
qu’il rentrera en Corée.




Nous roulons de conserve pendant quelques kilomètres et je 
profite ainsi de la musique qu’il a embarqué à bord grâce à 
une bonne sono made in Corea !

La route des grands cols commence juste après Colmars, 
charmante cité Vauban.




Le col des Champs, avec sa petite route, en est le premier 
jalon.


 

Il me fait passer en une bonne matinée de grimpette de la 
haute vallée du Verdon à celle du Var.

le Verdon
 
le Var

J’entame l’après-midi l’ascension du col de la Cayolle. Des 
gouttes de pluie apparaissent à l’approche du sommet et je 
descends en mode hiver vers Barcelonnette.





La pluie tombée pendant la nuit a obligé à la fermeture de la 
route de la Bonnette ; peu d’incidence pour moi car c’est le col
de Vars (qui lui reste ouvert) qui m’intéresse.

au départ de Barcelonnette

J’y croise au pied Eric et François qui reviennent d’un périple 
en Europe depuis Prague.



Ils viennent de descendre du col de Larche sous la pluie, 
après avoir bien soupé des cols autrichiens sous la neige et 
le froid : ils ne sont pas fâchés de retrouver Marseille !

Je bivouaque quant à moi à 10 kilomètres du sommet et 
reprends l’ascension le lendemain sous le soleil ; la neige a 
bien blanchi le sommet et les marmottes en semblent encore 
toutes surprises.

St-Paul sur Ubaye


Les marmottes sont aux premières loges pour profiter du
panorama...



 

La suite, c’est l’Izoard ; ça monte tranquille le long de la 
combe du Guil, puis ça devient bien sportif à partir d’Arvieux.




Arvieux


Au sommet le décor devient rocailleux et grandiose...








Au départ de Briançon, le Galibier est le dernier col de cette 
traversée. La montée jusqu’au Lautaret est relativement 
tranquille sur des pentes inférieures à 5%.


col du Lautaret


L’interdiction pour les vélos n’est indiquée qu’au pied du col du
Galibier, à 2000m d’altitude, car le dernier kilomètre n’est pas 
encore déneigé.
J’emprunte donc le tunnel en emboîtant pas le pas d’une 
voiture de police qui me laissera passer : sans doute d’autres 
chats à fouetter.

vue sur la Guisane


à gauche le tunnel interdit aux vélos ; à droite le route du col fermée






Il ne me reste plus qu'à descendre vers Saint-Jean de Maurienne, en passant par Valloire, et en bivouaquant au sommet du col du Télégraphe avec une belle vue sur la Savoie. 

les indications sur l'état du col étaient plus claires au départ de La Valloire

La Valloire


col du Télégraphe