jeudi 26 mai 2016

traversée des Alpes du Sud par les grands cols



Je quitte Draguignan en coupant plein nord les itinéraires déjà
pris auparavant, comme le plateau de Cajuers, Comps ou 
Castellane.

Cajuers

Comps

gorges du Verdon depuis Castellane
 
lac de Castillon

Au lac de Castillon je croise la route de Hwang, sud-coréen 
qui a démarré son voyage en Europe à Madrid et qu’il 
terminera à Helsinki ; après c’est à bord du Transibérien 
qu’il rentrera en Corée.




Nous roulons de conserve pendant quelques kilomètres et je 
profite ainsi de la musique qu’il a embarqué à bord grâce à 
une bonne sono made in Corea !

La route des grands cols commence juste après Colmars, 
charmante cité Vauban.




Le col des Champs, avec sa petite route, en est le premier 
jalon.


 

Il me fait passer en une bonne matinée de grimpette de la 
haute vallée du Verdon à celle du Var.

le Verdon
 
le Var

J’entame l’après-midi l’ascension du col de la Cayolle. Des 
gouttes de pluie apparaissent à l’approche du sommet et je 
descends en mode hiver vers Barcelonnette.





La pluie tombée pendant la nuit a obligé à la fermeture de la 
route de la Bonnette ; peu d’incidence pour moi car c’est le col
de Vars (qui lui reste ouvert) qui m’intéresse.

au départ de Barcelonnette

J’y croise au pied Eric et François qui reviennent d’un périple 
en Europe depuis Prague.



Ils viennent de descendre du col de Larche sous la pluie, 
après avoir bien soupé des cols autrichiens sous la neige et 
le froid : ils ne sont pas fâchés de retrouver Marseille !

Je bivouaque quant à moi à 10 kilomètres du sommet et 
reprends l’ascension le lendemain sous le soleil ; la neige a 
bien blanchi le sommet et les marmottes en semblent encore 
toutes surprises.

St-Paul sur Ubaye


Les marmottes sont aux premières loges pour profiter du
panorama...



 

La suite, c’est l’Izoard ; ça monte tranquille le long de la 
combe du Guil, puis ça devient bien sportif à partir d’Arvieux.




Arvieux


Au sommet le décor devient rocailleux et grandiose...








Au départ de Briançon, le Galibier est le dernier col de cette 
traversée. La montée jusqu’au Lautaret est relativement 
tranquille sur des pentes inférieures à 5%.


col du Lautaret


L’interdiction pour les vélos n’est indiquée qu’au pied du col du
Galibier, à 2000m d’altitude, car le dernier kilomètre n’est pas 
encore déneigé.
J’emprunte donc le tunnel en emboîtant pas le pas d’une 
voiture de police qui me laissera passer : sans doute d’autres 
chats à fouetter.

vue sur la Guisane


à gauche le tunnel interdit aux vélos ; à droite le route du col fermée






Il ne me reste plus qu'à descendre vers Saint-Jean de Maurienne, en passant par Valloire, et en bivouaquant au sommet du col du Télégraphe avec une belle vue sur la Savoie. 

les indications sur l'état du col étaient plus claires au départ de La Valloire

La Valloire


col du Télégraphe




vendredi 20 mai 2016

Retour à Jouques


La cité comtale de Draguignan, blottie autour du Rocher de l’Horloge, est située en bordure de la Provence blanche de pierre calcaire.






 

Cette petite “capitale culturelle” du Var possède un centre ville animé et agréable.



La Méditerranée est toute proche. Je fais la liaison Saint-Tropez - Toulon mais en longeant cette fois-ci la mer par une piste/bande cyclable quasi continue.






A Giens le mistral me fouette le visage ; il fait le bonheur des kite-surfers dont les envolées sont parfois spectaculaires.





Après Toulon, la péninsule du Cap Sicié est un petit poumon vert où les villas cachées dans la végétation à l’approche du Brusc respirent la tranquillité.







En remontant vers le massif de la Sainte-Baume, le parc d’attraction d’OK Corral résonne de pétarades qui semblent se perdre, depuis la Ruée vers l’Or, dans le maquis provençal, sans doute un peu interloqué de cette référence au Far-West.






Je contourne la Sainte-Victoire, que je tutoie presque désormais, et retrouve à Jouques Laurence et Jean-Marie comme je les ai quittés il y a un mois et demi.



Le centre de Jouques est occupé par un immense pré. Etonnant de trouver un si grand espace vert non bétonné au milieu du bourg, d’autant plus qu’il appartient à la mairie. Mais les derniers propriétaires du champ qui l’ont cédé à la ville ont accompagné la vente d’une clause qui interdit toute construction ; même si ses abords ont été grignotés par les parkings, le pré résiste encore !




Depuis l’aqueduc romain qui amenait l’eau jusqu’à Aix et qui alimente encore les fontaines, au village médiéval du douxième siècle dont il ne reste plus qu’une maison et un mystérieux château d’If en ruines, jusqu’à l’épopée du chemin de fer, Jouques a connu toutes les vicissitudes de l’histoire de France.





Et il faut arpenter ses sentiers pour découvrir des pages de son histoire locale, comme ce vallon quasi tropical que les habitants ont aménagé en terrasses pour subvenir à leurs besoins, et dont il ne reste que les fondements recouverts par la “canopée” ... bien loin des champs de lavande de Provence.



Je retourne au lac de Sainte-Croix en découvrant cette fois-ci des petites plages tranquilles au nord du village de Bauduen.









Je quitte Jouques comme la dernière fois avec sandwichs et pâtes de fruits ; Laurence et Jean-Marie m'ont accueilli avec toujours la même ouverture d'esprit.