dimanche 16 juin 2013

virée bretonne (2)

Mercredi       St-Malo

itinéraire de cette virée bretonne


Pas d'autre activité aujourd'hui que la visite de la ville des marins (Jacques Cartier) et des corsaires (Robert Surcouf).




St-Malo est une des rares villes de France où les remparts sont conservés, contrairement aux bâtiments intra-muros complètement dévastés après la guerre de 1939-45.




La cathédrale du 12ème siècle, qui épouse la pente du rocher, a notamment vu son clocher pourvu d'une flèche en granit ; l'autel contemporain en bronze vaut la visite.

Le donjon du château est occupé par le musée de la ville : plusieurs salles évoquent la vie de ses habitants, illustres ou non ; intéressant.



Accessible à marée basse, le fort national fut construit par Vauban, ainsi que le fort du Petit Bé, situé plus au large.

 fort national

 
 îlots des Bé


St-Malo c'est aussi la ville de Chateaubriand, qui y est né

 maison natale de Chateaubriand (à droite)

et qui y est enterré. C'est Chateaubriand lui-même qui demanda à être enterré sur l'ilôt du Grand Bé. Il lui fallut 10 ans avant que sa requête fût acceptée.





Jeudi       St-Malo – forêt de Brocéliande (110,5 km)

Je longe la baie du Mont St-Michel avant de tourner plein sud vers Dol de Bretagne.


 Dol-de-Bretagne

A la sortie de Dol, le menhir de Champ-Dolent dresse sa silhouette pointue vers le ciel. Les dolmens servaient de tombeaux, mais les menhirs sont plus mystérieux.
Selon la légende, celui-ci serait sorti de terre pour séparer les armées de deux frères se livrant un combat sanglant.
Avec plus de 9 mètres de haut, c'est en tout cas le plus élevé de Bretagne.



Je poursuis vers Combourg où je retrouve la piste de Chateaubriand ; il y a vécu quelque temps avec sa sœur Lucile dans le manoir acheté par son père. Il y trompait l'ennui en aiguisant son imagination au bord de l'étang, dont quelques panneaux rappellent aujourd'hui quelques unes de ses citations

« Ce fut dans une de ces promenades que Lucile m'entendant un jour lui parler avec ravissement de la solitude, me dit : tu devrais peindre tout cela. Ce mot est mon histoire. »

manoir de Combourg


Bécherel, à 20 kilomètres, est la cité du livre. Je fais deux librairies sans trouver les Mémoires d'Outre Tombe. Tant pis. Un Eco et un Quéffelec feront l'affaire.



Il ne me reste plus qu'à rejoindre la forêt de Paimpont, ou de Brocéliande, où je plante la tente à proximité de la fontaine de Jouvence et la tombe de Merlin l'Enchanteur.


 fontaine de Jouvence

 tombe de Merlin



Vendredi         forêt de Brocéliande - Pénestin (124,5 km)

De Paimpont je gagne Mauron, d'où commence une voie verte entièrement goudronnée de plus de 50 kilomètres jusqu'à Questembert.

Questembert, halles du 16 ème siècle


30 kilomètres de plus par les petites routes de campagne et je retrouve la Vilaine, mais à son embouchure cette fois-ci.
Le barrage d'Arzal, construit en 1970, permet de la franchir. C'est un des rares barrages d'estuaire au monde. Contrairement à la Rance, il ne produit pas d'électricité, mais sert de réserve d'eau potable pour la presqu'île de Guérande.

Je gagne le petit port tranquille de Tréhiguier et me réfugie un peu plus loin dans une anse abritée de l'estuaire pour passer la nuit à proximité de Pénestin.

 port de Tréhiguier

 aigrette


Samedi         Pénestin – canal de la Martinière (89 km)

Je me laisse porter par le vent d'ouest pour cette étape.

Pointe de Pen-Bé venteuse idéale pour le kitesurf 


Guérande et sa cité médiévale 


La Baule et ses plages d'immeubles


Saint-Nazaire où Hergé fit démarrer les 7 Boules de Cristal


L'ascension du pont de Saint-Nazaire s'avère délicate ; j'avance prudemment en tenant fermement le guidon pour éviter de me faire chahuter par les rafales de vent assez traitres au sommet de l'ouvrage. Pas le temps d'apprécier le paysage !



Poussé à nouveau le long de la Loire : Paimboeuf, puis le canal de la Martinière où je campe à côté des pêcheurs.

Paimboeuf : phare et raffinerie de Donges en face

 canal de la Martinière


Dimanche         canal de la Martinière – Nantes (39 km)

Journée de vélo tranquille aujourd'hui, sous le soleil, le long de la Loire, que je franchis à l'aide du bac du Pellerin, pour gagner Nantes et la rive droite du fleuve.



La Loire insolite...
 



mercredi 12 juin 2013

virée bretonne (1)

Dimanche         Nantes – Betton (150 km)

Départ de Nantes, avec la ferme intention de rejoindre Rennes en début d'après-midi.

Quelques provisions achetées au marché de Talensac, et je file vers le nord par les petites routes : Notre-Dame des Landes et son refus de l'aéroport ; Blain où je coupe le canal de Nantes à Brest ; puis la Vilaine à Beslé que je remonte rive droite.

                                                                marché de Talensac



                                                                     mairie de Blain


De magnifiques encaissements autour de Corbinières.



J'ai beau m'escrimer sur le plat chemin de halage, je n'arriverai pas à temps à Rennes, où m'attend Sté pour poursuivre avec moi vers Dinan, mais à qui je bousillerai l'après-midi à cause de ma mauvaise évaluation de la distance et de mon manque d'entraînement. Encore désolé !
J'ai eu beau couper à St Senoux : je n'ai trouvé que des côtes à 12% et une course cycliste à Guichen qui m'a obligé à attendre sur le côté le passage des bolides.

                                                           St Senoux : église orthodoxe



Sté me remplit quand même mes bidons, et je poursuis en soirée sur le canal de l'Ille à Rance pour trouver un bivouac avant Betton.


Lundi            Betton – Dinard (112,5 km)

Le canal de l'Ille à Rance à des faux airs du canal de Nantes à Brest, en plus court. Construit au début du 19ème siècle, il est aujourd'hui utilisé pour la plaisance. Les maisons des éclusiers sont pour la plupart remarquables, et la balade est vraiment agréable.



Léhon est estampillée petite cité de caractère, et la visite vaut le détour autour de son abbaye préservée mais maints fois reconstruite et son château médiéval complètement en ruines.

                                                               cloître de l'abbaye


Je passe au pied de Dinan (pour l'avoir déjà visitée) en longeant son port et gagne Dinard par une ancienne voie ferrée dédiée aux cyclistes et joggeurs.
Je flâne un peu autour des maisons à étages et de la plage tout en ayant des vues sur St Malo de l'autre côté de l'estuaire, puis file bivouaquer à l'écart de la ville en contre haut de la mer.

                                                              St-Malo depuis Dinard

                                                                   plage de Dinard


Mardi         Dinard – Cancale – St-Malo (69,5 km)

Je traverse l'estuaire sur la 4 voies passant sur le barrage de La Rance, véritable prouesse technologique des années 1960, inauguré par le Général de Gaule himself.
Les turbines, utilisées deux fois, à marée montante et descendante, permettent de produire autant d'électricité dont à besoin une ville de la taille de Rennes.

                                                              barrage de la Rance


Mauvais temps annoncé ces deux jours. Je laisse le matériel au camping le plus proche de St-Malo et fait une petite boucle en light autour de Cancale, d'où j'aperçois tout au bout de la baie le célèbre Mont.

                                                                      Cancale


                                                             baie du Mont St-Michel


Je rejoins St-Malo par la route côtière qui ménage de belles vues sur la côte escarpée.





mardi 28 mai 2013

choix de la tente

Après le vélo, le deuxième élément important pour un cyclo-voyage est le choix de la maison.


J'ai retenu quelques spécificités que je voulais pour ma future tente :

l'autoportance, à savoir la possibilité de monter la chambre interne sans besoin de la fixer au sol avec les sardines, ce qui permet de l'utiliser malgré un sol trop meuble (genre désert) ou trop dur (genre camping italien de la cote génoise)

une bonne hauteur pour se tenir assis sans avoir à pencher la tête, et des absides relativement grandes pour y entreposer les sacoches

une bonne tenue au vent, voir au très grand vent


J'ai pensé à la « Hubba Hubba » de chez MSR, très utilisée dans les voyages itinérants, et à un prix assez abordable, mais qui semble un peu légère pour une utilisation 3 saisons.
J'ai éliminé les tentes de marque scandinave, qui répondaient à mes critères, mais un peu chères.

J'ai choisi la « Gemini » de chez Exped, marque suisse assez jeune, qui répond dans l'ensemble au cahier des charges.
Seul désavantage pour l'instant, la « Gemini » est sortie en 2012 : les retours d'utilisation sur forum sont donc quasi inexistants.






vendredi 5 avril 2013

réchaud à bois artisanal

Sur les conseils de Guillaume Miot, je fabrique un petit réchaud artisanal à l'aide d'une boîte de conserve de 1 kg.

Je m'inspire de ce qui se fait sur le web pour façonner mon réchaud, avec des ouvertures en haut et en bas pour faciliter la ventilation du foyer et l'extraction des fumées.



J'élargis ensuite les trous avec une mèche plus grosse, et créée une ouverture pour l'alimentation du petit bois.


Je perce aussi le fond de la boîte pour l'évacuation des cendres.

Bien que perfectible, le résultat est plutôt probant.
Un truc efficace pour le démarrage du feu : les pommes de pin ou l'écorce de bouleau.


mardi 12 mars 2013

festival de Magné

Samedi 09 mars

Nuit courte pour rejoindre à vélo Magné et son festival par les chemins de traverse, par Luçon et la vallée de la Sèvre niortaise.


J'arrive à temps pour prendre une douche chez Nicole avant de rejoindre le dîner suivi de la soirée de projection du samedi soir.
Premier film sur l'école d'en haut, ou la vie d'une institutrice dans les montagnes reculées de la Réunion. Superbe témoignage sur une immersion loin de la métropole.
Deuxième film hommage au grimpeur Patrick Edlinger, qui devait participer au festival mais qui est décédé quelques mois avant la manifestation. Sa compagne dira à la fin quelques mots sur le projet qu'ils avaient en commun.

Superbe accueil le soir chez Myriam et Jean-Pierre.


Dimanche 10 mars

Le dimanche, la salle principale est aménagée pour les stands sur le voyage, dont quelques uns axés sur le voyage à vélo.
Je scotche sur ma table mon trajet sur le tour d'Europe 2010, avec celui de Jacques en parallèle.



Je fais un peu pâle figure au côté de mes voisins de stand, qui présentent des voyages à vélo dans des contrées plus lointaines et des conditions extrêmes.

Etienne Hoarau d'abord, qui présente son livre « à contre pied », un récit entraînant sur son voyage à vélo en Amérique latine et sur sa traversée seul en hiver par le Transsibérien de Moscou à Pékin. Petit détail, Etienne est atteint depuis son enfance du syndrome de Little, qui se manifeste par une raideur excessive des muscles des jambes et parfois des bras.
J'ai eu la chance de dîner à ses côtés le samedi soir. Il est d'une ténacité et d'un courage épatants.

les 2 visages d'Etienne

Juste à côté se tient Guillaume Miot. Sur un globe terrestre est tracé son tour du monde à vélo en 5 ans sur 5 continents. Son livre, « par chemins de terre », est riche en anecdotes et en rencontres. Se faisant voler son vélo et sa remorque en début de voyage alors qu'il dort tranquillement sous sa tente en bivouac, il aura le courage de poursuivre l'aventure contre vents et marées.
De retour en France, il se lance dans la création d'un jardin d'accueil agroécologique, fruit de ses expériences de travail pendant ses cinq années de voyage.


Les deux voyageurs m'ont dédicacé leur livre (ainsi que celui d'Etienne à Mam venue à l'improviste), et je rajoute leurs sites internet dans les liens.

 le stand de CCI

De nombreux autres stands sont présentés, et la journée se déroule dans une ambiance agréable et détendue.
Dans une salle attenante sont projetés films et diaporamas, dont ma « danse avec les renards ».

Bravo à l'organisation du festival, à Nicole, Myriam, Jean-Pierre et tous les autres bénévoles pour ce week-end de voyages réussi.

Je prends congé avant la tombée de la nuit pour aller trouver un bivouac en bord de Sèvre sur la piste cyclable qui relie Magné à Niort.


Lundi 11 mars

Temps maussade au réveil. J'en profite pour lire une bonne partie de la matinée, ce qui ne m'empêche pas de rejoindre Niort sous la pluie.

Petite visite de la capitale des Deux-Sèvres avec ses monuments incontournables situés entre la Sèvre et la place de la Brèche.



Le Pilori datant du 16ème s fut l'hôtel de ville de Niort jusqu'à la Révolution.



Les Halles d'époque Baltard sont classées monument historique.



Les donjons jumeaux romans (fin 12ème s) sont l'un des plus importants de France.



Je quitte Niort sous la pluie et trouve un bivouac à 30 km au nord près de Champdeniers.


Mardi 12 mars

Après la pluie d'hier, c'est le froid qui me cueille au lever. Pas un temps à faire du cyclotourisme. Je prends donc la direction plein ouest pour rejoindre la Roche en 100 km.



Les villages de Champdeniers et Béceleuf offrent de beaux exemples d'églises romanes.
J'aime la quiétude de ces petites églises où il fait bon s'assoir un instant pour se réchauffer un peu avant de retourner affronter le froid.



Changement d'époque à Coulonges avec son château Renaissance et son parc tout en longueur.



J'entre en Vendée à St Hilaire des Loges et retrouve des routes plus familières.
Un détail qui m'avait cependant échappé : un tronçon de la mythique route 66 se trouve en Vendée, sur la D745 entre St Hilaire et Fontenay. Insolite.



Retour sous la grisaille et le froid, avec apparition tardive du soleil après la Limouzinière.